J'ai été naïve, mon amour, durant tous ce temps. J'ai cru que tout était acquis. J'ai laissé dégrader avec le temps notre histoire qui été pourtant si belle. J'ai voulu croire que notre couple était différent de tous les autres ; qu'il ne souffrirait ni de mes négligences ni de mon manque de compromis. Quelle erreur ! Tandis que je me sentais au chaud blottit au creux de tes bras, ton c½ur, lui, était glacé par mes absences.
J'avoue que ce week j'ai merdé merveilleusement bien.
Dany, je suis vraiment désolée, j'avoue que j'ai beaucoup abusé, je ne sais pas comment et pourquoi ça s'est déroulé comme ça mais ça s'est bel et bien passé. Je ne peux rien réparer, j'en ai conscience...
J'ai fait la plus grosse erreur de ma vie, j'ai voulu écouté tousces stupides crétins qui m'ont montés la tête et je suis rentrée dans leurs jeu. Je ne pensais pas que ça pouvait tourner au drame. J'avais tort.
Jour après jour, la solitude a envahit ma vie. Mon c½ur ne ressent plus les saisons ; c'est éternellement l'hiver.
Tous ce temps passé à attendre derrière la porte.
Combien je pleure chaque soir.
Je n'ai pas d'excuse.
Tu ne dis plus rien.
Je comprends tes paroles.
J'essaie de ne plus penser à toi, ton absence, ma douleur.
Tout à coup, je me suis aperçu pour la première fois de mon existence, combien la solitude peut nous peser. J'ai pu goûter à la froideur de nos draps de satin qui pleurent encore et toujours le manque de la chaleur de ton corps. J'ai pu connaître le désespoir d'une chaise vide à mes cotés à l'heure du repas. J'ai pu enfin découvrir la noirceur et le vide de ta vie lorsque tu était encore avec moi. Je m'en veux.
Tu me manque, toi et ton si charmant sourire.
Quand je suis rentré dans ma maison, quelque chose avait changé subitement.
Tout était froid et sans odeur.
Une angoisse me prit.
Je t'ai appeler. Tu ne répondais pas à mon appel.
Je me suis dirigé dans la chambre.
C'est là que j'ai compris.
Je t'ai fait partir.
Ma vision s'est mise alors à défaillir.
Je ne sentais plus mes jambes.
Je n'avais rien vu venir.
Je me suis assise.
Je me suis écroulé.
J'ai crié, j'ai promis, j'ai pleuré. Rien n'y a fait.
Au début, je me suis dis que je n'arriverai pas à vivre sans toi.
Un soir, mon esprit brouillé par l'alcool et la fatigue, je me suis mis à penser qu'il serait doux d'être juste mort. Mais je me suis vite raisonné. Je n'avais pas le droit de faire cela. Je n'avais pas le droit de punir les gens comme axy pour mes fautes. Je ne voulais pas partir pour l'au-delà en vous laissant avec une culpabilité et une tristesse que vous ne méritez pas. Alors, j'ai essayé de survivre tant bien que mal à ton absence.
Il le fallait pour Jo, je n'ai pas le droit de le laisser, ni de lui faire de mal.
Il était si facile de t'en vouloir, de te rendre responsable de tous ce gâchis à ma place. Alors, je me suis dit qu'il fallait que je te voie, que je te parle, que je te résonne. Je me suis donc décidé à aller chez toi.
Mais c'est tombé à l'eau.... Biensur, je ne le méritait pas..
Puis tu m'a descendue.
Je me suis mis dans une colère noire.
Je t'ai insulté de tous les noms possibles.
Je ne comprenais pas pourquoi tu ne me laissé aucune chance de te prouver que j'avais compris la leçon, que je pouvais changer.
J'ai compris mes bétises.
Au fond de moi, j'enrage pourtant.
Je sais bien que dans quelques temps, peut être même aujourd'hui il y aura une autre file dans tes bras, dans ta vie.
Une fille qui saura t'aimer, te chérir, te combler. Une fille que tu prendras dans tes bras et que tu honoreras de ton sourire chaque jour. J'enrage car je sais aujourd'hui que ce ne sera plus moi.
« Aimer c'est faire passer le bonheur de l'être chéri avant son propre bien être ».
Je te demande pardon !
